Search

ABSTRACT N° SOFCOT-393

Updated: Jul 19

L’utilisation des guides de coupes sur mesure dans la résection des tumeurs osseuses malignes primitives du pelvis et du sacrum : à propos de 53 cas.



Xavier du Cluzel de Remaurin* 1, Philippe Anract1, Victoire Cladière1, Valérie Dumaine1, Antoine Babinet1, David Biau1


1Service de Chirurgie Orthopédique, hôpital Cochin, Paris, France


Introduction : L’objectif de cette étude est de discuter les principales indications et détails techniques dans l’utilisation des guides de coupe sur mesure (GCSM) en chirurgie tumorale osseuse.


Matériel et Méthodes : Il s’agit d’une étude clinique rétrospective monocentrique de patients opérés d’une tumeur osseuse maligne primitive du pelvis et du sacrum Tous les guides étaient fabriqués par l’entreprise 3D-side. Les contours de la tumeur étaient dessinés sur l’IRM préopératoire. Les images étaient adressées sur un serveur sécurisé avec les images du scanner en coupes fines pour permettre l’ajustement anatomique du guide. Le chirurgien indiquait la voie d’abord, le nombre de plan, les marges souhaitées par rapport à la tumeur ; des précisions pouvaient également être apportées en plus (nombres et positions des broches par exemple). Le travail d’ingénierie consistait en la fusion de l’IRM et du CT (le cas échéant), de la simulation de découpe incluant une marge saine et de la proposition d’un GCSM. La proposition était faite en 3D, à valider par le chirurgien avant la fabrication des guides. Les modifications étaient apportées au gré de la discussion étroite entre le chirurgien et le fabricant du guide. Ces derniers étaient ensuite fabriqués par impression 3D, envoyés à la stérilisation de l’hôpital, pour être utilisés stériles au bloc opératoire.


Résultats : Au total, 53 patients, 30 hommes et 23 femmes, d’âge médian 44 ans (28 ; 63) ont été inclus. 40 (75%) guides étaient pour une résection du bassin, 13(25%) pour une résection du sacrum. L’histologie la plus fréquente étaient le chondrosarcome (n=24, 42%). Le délai médian entre le premier contact avec l’ingénieur et l’envoi du guide est de 27 jours, répartis entre 14 jours pour l’échange concernant la définition d’un modèle de planification, puis 4 jours pour la réalisation d’un guide numérique et 3 jours pour la fabrication du guide final. Entre le premier contact et l’utilisation du guide au bloc opératoire se passent en médiane 39 jours. Le nombre médian de plan de coupe était de 3; le nombre médian de broche pour fixer le guide était de 4; chez 16 patients, 2 guides ou plus étaient utilisés lors de la résection. Chez 20 patients (35%), la résection a pu se faire en continuité osseuse conservée. Le nombre de marges de marges positives étaient de 5(9%), à chaque fois dans les parties molles.


Discussion : L’utilisation des GCSM permet de s’affranchir d’une des deux incertitudes sur les marges : la position de la coupe. Il reste la position de la tumeur comme incertitude qui ne peut être précisée que par l’imagerie. Une correspondance intense avec les ingénieurs permet d’obtenir des délais de fabrication adaptée à la date opératoire.


Conclusion : L’utilisation de GCSM est pertinente en chirurgie tumorale. L’intérêt de ces guides réside à la fois dans une diminution du taux de marges positives osseuses (0%) mais aussi dans une certaine économie de résection.


Conflits d’intérêts : Pas de conflit déclaré



Traduit par 3D-Side / Translated by 3D-Side



The use of Patient-specific Instrument (PSI) in the resection of primary malignant bone tumors of the pelvis and sacrum: a study of 53 cases.


Material and Methods: This is a monocentric retrospective clinical study of patients operated on for primary malignant bone tumor of the pelvis and sacrum. All guides were manufactured by the company 3D-side. The tumor contours were drawn on the preoperative MRI. CTscan images to allow anatomical adjustment of the guide were sent on a secure server by the surgeon. The surgeon indicated the approach, the number of cutting planes, and the desired margins in relation to the tumor; additional details could also be provided (number and position of pins, for example). The engineering work consisted of the fusion of the MRI and CT, the cutting simulation including a safe margin, and the proposal of a Patient-specific Instrument (PSI). The resection proposal was made in 3D, to be approved by the surgeon before the PSIs were fabricated. Potential modifications were made in close discussion between the surgeon, and the engineer. The PSIs were then manufactured by 3D printing, sent to the hospital's sterilization department, and used sterile in the operating room. Results: A total of 53 patients: 30 men and 23 women, with a median age of 44 years (28; 63) were included. 40 PSIs (75%) were for pelvic resection, 13 (25%) for sacral resection. The most frequent histology was chondrosarcoma (n=22, 42%). The median time between the first contact with the engineer and the dispatch of the guide was 27 days, divided into: 14 days for the discussion with the surgeon concerning the draft resection planning, then 4 days for the design of a virtual PSI, and 3 days for the manufacture of the actual PSI. The median time between the first contact and the use of the PSI in the operating room was 39 days. The median number of cutting planes was 3; the median number of pins to fix the PSI was 4; in 16 patients, 2 or more instruments were used during resection. In 17 patients (30%), resection was preserving bone continuity. The number of positive margins was 5 (9%), each time in the soft tissue.


Discussion : The use of PSIs eliminates one of the two uncertainties on the bone margins: the position of the section. There remains the tumor position as an uncertainty that can only be specified by imaging. Close collaboration with the engineers allows to achieve manufacturing lead times just in time for the operation date. Conclusion: The use of PSIs is relevant in tumor surgery. The interest of these PSIs lies in a decrease in the rate of positive bone margins (0%) and minimal margins for resection.